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Pourquoi sortir du nucléaire ?

Lire :  

Vos connaissances sur l’EPR  http://www.stop-epr.org/spip.php?rubrique6

(L’article n’est plus d’actualité mais il contient des réponses simples aux questions que nous nous posons sur le nucléaire)

 

Rappel sur les accidents et incidents graves

déjà survenus sur réacteur

Les industries du nucléaire le clamaient bien haut : la probabilité pour qu’un accident sérieux se produise était inférieure à 1 sur un million d’années de fonctionnement-réacteur. En un mot, si l’on ajoutait bout à bout, le nombre d’années de service de l’ensemble des centrales dans le monde, il faudrait atteindre au moins le chiffre d’un million pour qu’une catastrophe survienne.

Pour en arriver là, les experts avaient calculé les chances de mauvais fonctionnement de chacun des composants vitaux d’un réacteur et leurs conséquences sur les autres éléments du système et ils en avaient déduit les probabilités d’accident… Les accidents ont pourtant déjà eu lieu !

Source : http://peaceandlover.over-blog.net/article-5964279.html

 

 

Pourquoi sortir du nucléaire ?

Site Réseau sortir du nucléaire

Un accident nucléaire, c’est une région entière inhabitable pendant des milliers d’années, et des victimes innombrables. Peut-on se permettre de courir un tel risque ?

Il n’existe aucune possibilité d’élimination des déchets radioactifs : ils sont dangereux aujourd’hui et pour des dizaines de milliers d’années.

Le coût réel de l’électricité nucléaire est sous-évalué. Elle est en réalité très chère quand on prend en compte l’ensemble de ses coûts : recherche publique, démantèlement des centrales, gestion des déchets pendant des milliers d’années…

Le nucléaire produit peu de gaz à effet de serre, mais il contamine la terre pour des millions d’années. Il ne faut pas choisir entre la peste et choléra. Ni nucléaire, ni effet de serre : tel doit être l’objectif d’une politique énergétique responsable.

Nous vivons en France nucléaire, le pays le plus nucléarisé au monde. Mais cette dépendance vis à vis du nucléaire est une exception française. Des pays proches comme l’Italie, l’Allemagne ou la Belgique ont déjà décidé de sortir du nucléaire.

Sortir du nucléaire, c’est possible! Le nucléaire n’est pas le seul moyen de produire de l’électricité. Il est urgent de développer des alternatives énergétiques. Et puis, avons-nous besoin de consommer autant d’électricité pour bien vivre ?

Source : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=pourquoi&page=index2

 

 

Nucléaire, introduction

Site Réseau Sortir du nucléaire

(…) Si la construction de nouvelles centrales venait à être décidée, les choix énergétiques de la France seraient à nouveau paralysés pour au moins 50 ans… (…)
(…) La France, championne du monde du nucléaire avec ses 58 réacteurs en fonctionnement, contribuant pour plus de 78 % à sa production électrique, la France détient le triste record du pays le plus nucléarisé au monde par rapport au nombre d’habitants. Son territoire est parsemé de sites nucléaires. La vallée du Rhône compte à elle seule 14 réacteurs. (…)Source : http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=etatdeslieux&page=index

 

Le risque des seismes

Centrales nucléaires : cri d’alarme des Verts sur le risque des séismes

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/news_terre.html

 

Coordination nationale des collectifs contre l’enfouissement des déchets radioactifs

(…) le nucléaire n’est pas une source d’énergie « durable », pour les raisons suivantes :

les investissements dans les projets nucléaires absorbent des financements qui font cruellement défaut aux programmes d’efficacité énergétique, alors que ceux-ci offrent en général un coût spécifique de réduction des émissions de gaz à effet de serre bien inférieur à celui du nucléaire ;

les programmes nucléaires ont un ensemble d’effets systémiques négatifs, comme le besoin de grands réseaux électriques inefficaces, le besoin de personnel hautement qualifié, le blocage de l’innovation dans les domaines de l’approvisionnement et de la demande, et du développement de petites unités de production performantes ;

les pays ayant recours au nucléaire figurent parmi les plus gros émetteurs de CO2 au monde, parce que les centrales de grande taille – qu’il s’agisse ou non de centrales nucléaires – ont tendance à conduire à des surcapacités structurelles à long terme et à stimuler la consommation d’électricité au lieu de favoriser son utilisation rationnelle ;

le nucléaire ne produit que de l’électricité, alors qu’une partie importante des besoins énergétiques des sociétés modernes concernent la chaleur (ou le froid). Quand cela est pris en compte, le nucléaire perd ses avantages en termes d’effet de serre au profit des installations de cogénération au gaz, et ses émissions de gaz à effet de serre sont beaucoup plus importantes que celles des installations de cogénération au biogaz ;

le nucléaire demeure une source d’énergie dangereuse, particulièrement difficile à contrôler,comme l’a encore montré l’accident survenu en 1998 à Tokai-Mura au Japon. Le problème des déchets nucléaires n’est pas encore résolu, et la prolifération nucléaire constitue une des menaces les plus importantes au niveau international. C’est pourquoi une politique efficace de réduction des émissions de gaz à effet de serre doit s’appuyer sur l’efficacité énergétique et non sur le nucléaire.

Source : http://burestop.free.fr/

 

 

L’énergie nucléaire n’est pas la réponse au changement climatique Greenpeace

L’énergie nucléaire n’est pas la réponse au changement climatique. Le mauvais argument de l’industrie nucléaire, qui prétend être nécessaire pour éviter les changements climatiques, doit clairement être rejeté pour ce qu’il est : dangereux et au service de fantaisies qui auraient pour seuls effets d’induire un lourd héritage de déchets radioactifs mortels, d’accroître les risques d’accidents nucléaires catastrophiques et d’augmenter très largement le risque de prolifération des armements nucléaires.

(…) Le défi posé par les changements climatiques soulève des questions importantes quant au type de monde que nous voulons léguer à nos enfants (…)

Le nucléaire ne représente aujourd’hui que 5% du bilan énergétique mondial, il faudrait donc démultiplier la puissance installée pour parvenir à substituer une part significative de combustibles fossiles. Ceci signifierait donc : multiplier les centrales et ce partout dans le monde, même dans les régions « à risque » sismique ou politique… De plus, la croissance de l’industrie nucléaire entraînerait une aggravation proportionnelle des problèmes déjà rencontrés : risques d’accident, déchets, prolifération et pollutions radioactives.

Or, le nucléaire n’est utilisé que pour la production d’électricité, celle ci ne représentant qu’une partie des besoins mondiaux en énergie finale. Le principal responsable des émissions de gaz à effet de serre est le secteur des transports. A savoir : même en France où, tout le monde le sait, 80% de l’électricité est nucléaire, il ne représente en fait que 15 à 20% du bilan énergétique, d’après les conventions de calcul internationales.(…)

Il est important de ne pas confondre énergie et électricité. Un ménage moyen a, en France, besoin de 2/3 de chaleur et pour 1/3 d’électricité. Le nucléaire ne répond donc qu’à 1/3 des besoins. Si la chaleur est fournie par une chaudière au fioul, le bilan reste très mauvais du point de vue de l’effet de serre. Si, au contraire, on développe l’usage de la cogénération, production simultanée de chaleur et d’électricité, on satisfait l’ensemble des besoins.

Le chauffage électrique est le plus propre du point de vue de l’effet de serre. FAUX !
Diverses études le prouve, le chauffage électrique est par définition un usage de pointe, c’est à dire que tout le monde a besoin de se chauffer en même temps. Or, les pointes de consommation font appel à des centrales électriques thermiques classiques, autrement dit, des centrales au fioul ou au charbon…

Source : http://www.greenpeace.fr/campagnes/energie/nucleaire.htm

 

Coordination nationale des collectifs contre l’enfouissement des déchets radioactifs

Les problèmes politiques : le facteur de risque

Au final, c’est la politique qui crée la dynamique du secteur énergétique. En dehors de l’impact négatif sur le nucléaire de la dérégulation ou d’autres développements systémiques ou techniques, plusieurs pays nucléarisés ont défini ou même mis en place des politiques actives de sortie du nucléaire. Sur les 18 pays européens de l’OCDE :

7 n’ont jamais fait de nucléaire (Danemark, Grèce, Islande, Irlande, Luxembourg, Norvège et Portugal) ;

1 a arrêté le nucléaire (Italie) ;

1 n’a pas mis en service un réacteur dont la construction était achevée, suite à un référendum(Autriche) ;

9 ont des réacteurs nucléaires en service, dont :

- aucun ne prévoit actuellement d’investissement supplémentaire ;

- 3 ont défini des politiques actives de sortie du nucléaire (Belgique, Allemagne, Suède) ;

- 1 a fixé une date définitive d’arrêt des réacteurs (Pays-Bas).

La principale raison de ces initiatives politiques d’arrêt du nucléaire est la pression sociale    et politique. Les populations considèrent que le nucléaire est dangereux et inutile du point de vue énergétique. La faillite du nucléaire à convaincre les milieux économiques a aidé les politiques à agir. L’acceptation du public a continué à s’affaiblir depuis le début des années quatre-vingt-dix. Il faut noter que pendant que l’industrie nucléaire occidentale tentait de faire passer l’accident de Tchernobyl comme « quelque chose d’impossible ici », il y a eu récemment des accidents graves, même dans les pays industrialisés avancés. En particulier, le manque de «culture de sûreté» dans un pays très nucléarisé comme le Japon a choqué de nombreuses personnes, dans le pays comme à l’étranger. Les installations japonaises ont subi au moins trois accidents graves au cours des cinq dernières années :

En décembre 1995 une fuite de sodium sur le surgénérateur de Monju a provoqué une situation qui aurait pu menacer l’intégrité du coeur du réacteur. Par la suite, les tentatives de l’exploitant, PNC, de masquer l’ampleur de l’accident ont provoqué sa dissolution. Le réacteur est toujours à l’arrêt ;

En mars 1997, un feu suivi d’une explosion à l’installation de bitumage des déchets de l’usine de retraitement de Tokaimura, a entraîné un relâchement de radioactivité, au-delà des limites du site ;

En septembre 1999, une faute de manipulation dans une usine de conversion d’uranium sur le site deTokai a été à l’origine du plus grave accident nucléaire depuis Tchernobyl. Une réaction en chaîne incontrôlée s’est poursuivie pendant plus de 18 heures dans un simple réservoir de précipitation, comme si un réacteur nucléaire fonctionnait dans une pièce normale. Deux des employés sont décédés suite à l’accident. La population dans le voisinage immédiat a été exposée à une « douche » de neutrons pendant 18 heures. Plus de 400 personnes ont été exposées, et un habitant proche a reçu plus de 20 fois la dose limite annuelle.

L’accident de septembre 1999 a créé un climat politique défavorable à la promotion du nucléaire et a sans aucun doute joué un rôle dans la décision d’annuler le projet de centrale d’Ashihama, sur la table depuis plus de 37 ans. A l’extérieur du Japon, les répercussions ont également été importantes. Si un tel accident peut arriver dans le pays du high-tech par excellence, il semble bien que «cela peut arriver ici».

Source : http://burestop.free.fr/

 

 

Coordination nationale des collectifs contre l’enfouissement des déchets radioactifs

Le nucléaire n’est pas une technologie efficace

Le nucléaire ne satisfait aujourd’hui que 7% de la consommation mondiale d’énergie, soit 16% des besoins mondiaux en électricité avec 443 réacteurs dans 33 pays. Pour avoir un impact significatif sur les émissions de gaz à effet de serre, il faudrait multiplier le nombre de réacteurs très rapidement. Plusieurs problèmes se posent : Où les construire ? Comment les financer ? Comment les faire fonctionner ? Que faire des déchets ?

D’autre part, le nucléaire ne produit que de l’électricité. La production électrique représente 16% seulement des besoins énergétiques mais produit cependant 40% des émissions de gaz à effet de serre. Le nucléaire ne peut donc résoudre 60% du problème.

Le pétrole est en effet dominant dans le monde et même en France et il est de très loin l’énergie prédominante en ce qui concerne les transports. C’est d’ailleurs le secteur des transports qui présente l’accroissement le plus rapide de ses émissions de gaz à effet de serre et qui représente un enjeu majeur pour les décennies à venir, tout autant que la production électrique. Le recours à l’électricité nucléaire ne peut bien entendu avoir aucun impact significatif sur ce secteur.

Par ailleurs, les centrales à gaz sont devenues plus efficaces et demandent des investissements bien inférieurs au nucléaire. Elles permettent donc en tenant compte du facteur coût de plus grande réductions de CO2 que le nucléaire dans des pays où une grande partie de la production électrique est fournie par le charbon ou le pétrole.

Son avantage économique indéniable ainsi que la plus grande souplesse et flexibilité des centrales font du gaz l’énergie dominante des années à venir pour la production électrique.

Le gaz constitue l’étape transitoire la meilleure ou la moins pire, vers une politique énergétique sobre basée sur l’efficacité énergétiques et les énergies renouvelables.

Le nucléaire est souvent présenté comme la solution aux changements climatiques… par le lobby nucléaire lui-même. Cette affirmation a pour seul but de relancer une industrie déclinante.

Le nucléaire a en effet essuyé plusieurs revers d’importance ces dernières années. Parmi les plus récents : la décision allemande de sortie du nucléaire et l’annonce en juillet 2000 par la Turquie de renoncer au lancement d’un programme. Son premier ministre allant même jusqu’à déclarer “le monde est en train d’abandonner l’énergie nucléaire (…). Nous n’avons pas besoin d’investir dans ce secteur“. La Turquie a fait le choix de maîtriser ses consommations électriques et d’investir dans l’éolien et le solaire.

Les populations s’opposent de lus en plus farouchement au nucléaire et les sondages sont de plus en plus défavorables. Le lobby nucléaire met donc tout e œuvre pour reconquérir l’opinion en utilisant notamment l’argument “Zéro CO2“

Par ailleurs, le nombre de centrales nucléaires est en stagnation et les fermetures prochaines de réacteurs dans les pays occidentaux ne seront pas compensées par des centrales nouvelles.

Pendant un demi-siècle l’industrie nucléaire du fait de ses liens privilégiés avec l’armement nucléaire a bénéficié d’énormes aides gouvernementales. Elle cherche actuellement à obtenir de l’argent public en faisant miroiter auprès des dirigeants politiques deux avantages supposés : la réduction des stocks de plutonium et d’uranium utilisables pour les armes atomiques et la maîtrise des émissions de CO2.

Source : ?http://burestop.free.fr/

 

L’hiver nucléaire

PACCALET & Drc CHAST

 

L’écologiste :

Si nous commettions la folie ultime de faire exploser ne serait-ce que la moitié des bombes thermonucléaires qui composent les arsenaux des pays atomiques (soit 10 000 mégatonnes, c’est-à-dire cinq cent mille fois Hiroshima, ou 2 tonnes d’équivalent TNT par être humain), toute vie supérieure serait anéantie sur la planète.

Des simulations ont été faites. Dans les années 1970 – 1980, Soviétiques et Américains pensaient qu’il y aurait des survivants. Ils entraînaient leurs troupes en conséquence. Ce n’est plus l’avis de personne.

Si nous déchaînons les dites 10 000 mégatonnes, 1 milliard d’humains mourraient sur-le-champ, lors du conflit, des effets du souffle des bombes, de la chaleur et de la radioactivité.

Les survivants seraient les plus à plaindre. Ils erreraient sous un ciel obscurci par des centaines de millions de tonnes de poussières, qui montreraient jusque dans la stratosphère, et par d’épais nuages de fumée nés des innombrables incendies allumés par les déflagrations. Ces nuées rendraient l’air opaque pendant trois mois. La luminosité  resterait faible pendant un an. La température moyenne à la surface du globe chuterait à moins 15 ou moins 20 degrés Celsius. Rivières, lacs et mers gèleraient. La Terre entrerait dans un terrifiant « hiver nucléaire ». Une année sans rien qui pousse ; des plantes anéanties par le manque de lumière ; des animaux crevant de disette ; des humains irradiés, brûlés, grelottants, affamés, errant ou se battant encore pour quelques vivres dans des cités ruinées par la guerre….

Si au terme de cette année funeste, il se trouvait encore des rescapés, ils ne seraient pas au bout de leur martyre. Le soleil luirait à nouveau, mais la couche d’ozone serait détruite. Les flux de rayons ultraviolets frapperaient mortellement la surface de la planète.

Impossible d’imaginer qu’après une guerre nucléaire, il puisse subsister quelque part sur la planète un seul couple capable d’engendrer une descendance.

Ni Eve, ni Adam, ni recommencement…

Exit Homo sapiens !

Et avec lui, la plupart des espèces. Mais la vie repartirait. Comme après les extinctions massives de la fin du Primaire et de la fin du Secondaire….(…)

 

Hubert Reeves,

Mal de Terre 

Nucléaire : la solution miraculeuse ?

Effectivement, le nucléaire semble à première vue le moyen idéal pour résoudre à la fois le problème de l’énergie et celui du réchauffement. J’ai d’ailleurs été naguère un ardent défenseur de ce mode d’énergie. Pourtant je vais expliciter mes réticences et essayer de montrer qu’à mon avis c’est une mauvaise solution, dont il faudrait se passer le plus vite possible……

Mes premiers contacts avec les constructeurs de réacteurs ne furent pas de bon augure. Quelques mois avant la fin de ma thèse de doctorat. Hans Bethe m’a fait venir dans son bureau pour me proposer un emploi auprès de la compagnie Général Dynamics, qui testait à cette époque un nouveau type de réacteur nucléaire à neutrons rapides, appelé « surgénérateur », en principe cent fois plus performant que les réacteurs classiques…J’étais invité à aller passer une semaine à Detroit, où le prototype allait bientôt entrer en service.

Dans la voiture qui me menait à l’aéroport vers la ville de Détroit, le groupe d’ingénieurs venu m’accueillir me mit immédiatement au courant de la situation. Les grands fabricants d’automobiles, comme Ford ou Général Motors, installés dans la banlieue de Détroit, voyaient d’un très mauvais œil la présence de ce type de réacteur déjà reconnu comme à haut risque. Il fonctionnait à plus de 500°C, en utilisant comme refroidisseur du sodium liquide. Et cela, à proximité des usines automobiles.

Ces constructeurs avaient intenté un procès à General Dynamics, pour s’opposer à la présence du surgénérateur. Mon rôle, m’expliqua-t-on très clairement, était d’agir comme consultant scientifique et de présenter un dossier concluant à l’absence de risque et de danger pour la région !

« Et si telle n’est pas ma conclusion, que se passera-t-il ? » , leur ai-je répondu.

« Ne vous inquiétez pas pour cela, ce sera certainement votre conclusion » « Alors pourquoi me faire venir ici si vous avez déjà vos certitudes à vos sujet ? » « Pour être entendu au tribunal, nous avons besoin du témoignage d’un physicien nucléaire professionnel issu d’une grande université. Vous serez notre caution scientifique. »

Bien que troublé par cette attitude, je me suis mis au travail. A la fin de la semaine, nullement convaincu de l’impossibilité d’un accident, j’ai refusé de faire un rapport favorable et je suis rentré chez moi.

Le surgénérateur a malgré tout été mis en service. Un an plus tard, une instabilité du système de refroidissement a provoqué un blocage et une panne grave. Pendant quelques heurs, l’évacuation de la ville de Detroit fut envisagée. On a réparé la panne, mais le réacteur hautement radioactif a été fermé et son site entouré de barbelés. Cette île charmante (Saint-Clair) sur le lac Erié, naguère un lieu de pique-niques familiaux, est aujourd’hui encore sinistrement inaccessible.

Pendant des années j’ai continué à penser que l’énergie nucléaire civile était vraiment l’énergie de l’avenir et que les problèmes techniques seraient rapidement résolus (la »fuite en avant » : une attitude qui a joué et qui continue à jouer un grand rôle chez les protagonistes du nucléaire)…..Je suis progressivement passé du côté des « contre ». Car les problèmes posés par ce mode d’extraction de l’énergie se sont révélés beaucoup plus coriaces que prévu. Je me suis peu à peu rendu compte que l’humanité se lançait dans une technologie que personne ne maîtrisait : ni le problème des déchets ni les conséquences d’un accident majeur.

 

Hypothéquer l’avenir

Mais ce qui me parait le plus préoccupant, c’est l’hypothèque qu’il fait peser sur nos enfants et petits enfants. Entre la construction des centrales, leur démantèlement et la désactivation des déchets nucléaires, il peut se passer de nombreuses décennies, voire plusieurs siècles.

Or, aucun pays aujourd’hui ne peut-être assuré d’une stabilité économique à l’échelle de siècles ou même de décennies. Les empires finissent toujours par s’effondrer. Prenons comme exemple le cas de l’Argentine, prospère jusqu’aux années 1930 et aujourd’hui en pleines débâcle économique.

Qui dans ces pays pourrait aujourd’hui payer le démantèlement des installations nucléaires et la gestion des noyaux radioactifs à longue vie ?

Et imaginons qu’à la place des pyramides les Égyptiens aient bâti des réacteurs et que dans les souterrains de Gizéh et de Carnac soient stockées d’immenses quantités de matériaux radioactifs. Qui s’en serait occupé après l’écroulement de l’Empire égyptien ?

Le nucléaire, c’est « après nous le déluge ! » ou, si vous préférez « profitons-en maintenant et laissons nos descendants payer la note s’ils en sont encore capables ». Et l’idée que d’autres industries en font autant n’est guère une excuse acceptable.

 

 



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