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Forêts

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Les fléaux des forêts

Voir clip vidéo « Madredeus » (Greenpeace)

 

Orage ou abattage 

  Les forestiers disent souvent que lorsqu’ils abattent les arbres, ce n’est pas très grave. Après tout, la foudre et les tempêtes abîment elles aussi la forêt. En réalité, ce n’est pas du tout le même chose.

Quand une tempête abat des arbres, la forêt conserve les mêmes espèces, et les arbres morts restent là où ils sont tombés. Le bois mort abrite de nombreux animaux et nourrit le sol en se décomposant.

Lorsqu’on exploite la forêt, il faut veiller à conserver cet équilibre.

 

 Déboisement intensif 

Quand on pratique l’agriculture des brûlis en forêt tropicale, on ne pense pas à l’avenir. On déboise pour faire des champs dans des endroits de la forêt où le sol est fatigué d’avoir nourri tant de plantes tropicales. Impossible de cultiver longtemps dans ces conditions ! Alors, on défriche un peu plus loin.

Depuis que l’on a construit des routes, les arbres de valeur sont éparpillés sur de très grandes surfaces et les chasseurs se rendent dans les zones de forêt vierge où ils ne pénétraient jamais auparavant. Les animaux de ces régions sont maintenant en danger.

Bananiers, ficus, palmiers, acajous, bois de fer…, la richesse de la végétation tropicale est trompeuse. Aussi bizarre que cela peut paraître, toutes ces plantes extraordinaires poussent sur des sols peu épais et pauvres. Quand les arbres disparaissent, la terre se recouvre d’une espèce de croûte très dure. 9a devient un désert ! Ainsi, dans ces forêts, des animaux et des plantes ont disparu avant même que des botanistes ou d’autres scientifiques n’aient eu le temps de les étudier. Il faut, de toute urgence, apprendre à mieux, connaître ce milieu pour mieux le protéger : 25 000 à 75 000 espèces végétales risquent de disparaître.

Lorsque le sol est mis à nu, les risques d’érosion sont énormes.

Les grands arbres des forêts denses absorbent une quantité d’eau très importante par leurs racines. Puis, ils « transpirent » grâce à leurs feuilles. L’eau qu’ils rejettent ainsi se condense en nuages, avant de retomber sous forme de pluies. Dès que les grands arbres disparaissent, cet équilibre est rompu. Les habitants du Sahel en savent quelque chose. Ils sont victimes de la sécheresse et de la famine depuis qu’on a coupé les forêts de leurs pays.

 

 Pluies acides 

Quand on veut nettoyer un four très sale, on utilise un produit très toxique qui contient un acide dangereux, tellement puissant qu’il s’attaque à la crasse et la détruit.

Pour se protéger, on porte des gants en caoutchouc. Mais quand une pluie acide tombe sur une forêt, les arbres n’ont pas d’imperméable pour se protéger.

Pourtant, cette pluie est chargée de toutes les impuretés rejetées par la fumée des usines et par les gaz d’échappement des voitures. Les arbres sont malades, et les lacs et les rivières pollués.

En Europe, les forêts d’Allemagne sont particulièrement touchées.

Aux Etats-Unis, les cheminées des usines rejettent des fumées qui tuent les arbres du Canada.

Maintenant qu’ils le savent, les industriels doivent prendre des mesures.

 

 

 Incendies 

Sécheresse

Trop souvent des incendies sont d’origine criminelle. Les pyromanes sont légion. Les individus sans scrupules détruisent la forêt pour racheter des terrains à bas prix.

Agriculture intensive

 

Massacre des forêts 

Le tigre de Sibérie parcourt les forêts enneigées de la Taïga Russe, la plus grande région forestière intacte dans le monde. Le tigre est séparé de son cousin le jaguar par un vaste océan, le jaguar peuplant plutôt les forêts tropicales de l’Amazonie.

Quant au gorille et à l’orang-outan, on peut reconnaître qu’ils se ressemblent, étant tout les deux des grands singes, mais a-t-on pour autant une chance de les voir se balancer ensemble sur des arbres voisins? Certainement pas ! Les orang-outan vivent dans les jungles de l’Asie du Sud-Est, alors que les gorilles vivent dans les forêts tropicales d’un continent totalement différent, en Afrique centrale. C’est là également que vit le petit éléphant d’Afrique aux larges oreilles rondes. Cet éléphant n’aura d’ailleurs jamais besoin de chasser l’ours brun de son territoire, puisque celui-ci se promène dans les dernières forêts anciennes d’Europe.

En Europe et dans les forêts anciennes d’Amérique du Nord, on trouve encore des loups. Mais ils ont peu de chances de chasser des chevreuil des Andes, car ceux-ci broutent tranquillement les prairies des forêts tempérées du Chili.

Comme tu peux le voir, ces animaux forestiers ne pourront jamais se croiser, et pourtant, ils ont en commun leur habitat. Les sept régions de forêt ancienne dans lesquelles ils vivent sont continuellement détruites. Ainsi, un grand nombre des animaux qui les peuplent sont menacés d’extinction. Environ deux tiers des espèces animales et végétales terrestres dépendent des dernières forêts anciennes, ce qui veut dire des centaines de milliers de plantes et d’animaux différents et des millions d’insectes.

Des milliers de peuples habitent également dans ces forêts, leur survie physique et spirituelle en dépendant.

Qui détruit les forêts anciennes et pourquoi ?

L’appétit mondial pour le bois, le papier, ainsi que l’agriculture intensive, ont déjà provoqué la disparition de 80 % des grandes régions de forêts anciennes. Des arbres centenaires sont coupés pour en faire du bois de construction destiné à fabriquer des panneaux de contreplaqué, ou à finir en cadre de fenêtre, en porte ou en matière première pour la production de papier. Des éleveurs brûlent de vastes zones de forêt vierge afin d’obtenir des pâturages pour leur bétail, ou encore pour cultiver du fourrage. Même si les méthodes utilisées pour faire ces clairières sont différentes, les résultats sont les mêmes : des habitats constitués d’une riche diversité d’espèces sont transformés en paysages lunaires ou en mornes plantations d’une même espèce d’arbres. Les êtres humains, les animaux et les plantes sont alors victimes du profit à court terme de certains.

Source : Site Greenpeace, campagne des forêts

 

« L’Amazonie abrite un nombre considérable, probablement le plus, de plantes de la planète. On dénombre de nos jours, pas moins de 30 000 espèces mais d’autres sont découvertes régulièrement. Parmi ces espèces, certaines peuvent avoir des vertus médicinales.
Il existe également 1 000 espèces d’oiseaux, 30 espèces de singes. La rivière Amazone abrite environ 3 000 espèces de poissons mais aussi deux espèces de dauphins d’eau douce. » Source : Auteur anonyme

 

Etat des forêts :

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Articles : 

La forêt amazonienne est dans un état préoccupant

 

Sites :

Campagne Forêt Greenpeace

Déforestation en Amazonie

Déforestation mondiale

 

Infos écolo du 4 février au 17 février 2008

Pour retrouver les informations avant le 4 février 2008, voir dans les archives

29ab15.gifPétitions :

Pétition : Libérons les semences

La guerre des consoles a commencé

Pétition : Etudier les baleines sans les tuer : c’est possible si vous faites pression sur Canon

Projet de loi OGM : A vous d’agir ! (Greenpeace)

 

Evènement à venir :

Journée mondiale de mobilisation contre le nucléaire Samedi 26 avril 2008

 

Extraordinaire & naturel :

Les grenouilles

Les dunes qui chantent…

 

Actualité :

OGM et bio :

Voir sur le blog de Greenpeace, toute l’actualité sur les OGM

Espagne : plus de 300 scientifiques et organisations signent la pétition contre les OGM !

Envoyé Spécial : la filière Bio

Les OGM augmentent l’usage des pesticides et ne réduisent pas la pauvreté

OGM : Quand Monsanto sème la terreur

Un insecte parvient à résister au coton OGM censé l’éradiquer

Un rapport d’experts de l’ONU met en doute l’efficacité des OGM

 

Pollution :

La pollution touche les foetus et les enfants, à la maison et à l’école

Eclairage public

Les premiers Jeux Olym-pics de pollution?

Les plastiques : une alimentation pour les oiseaux?

Les océans de l’hémisphère Nord perturbés par l’homme

 

Biodiversité :

Triste nouvelle pour la biodiversité et la sécurité alimentaire

 

Forêts :

Emission sur la déforestation

Brésil : La forêt amazonienne broutée par les vaches

 

Peuple indigène :

Des Yanomami chassés de leur territoire

 

Divers :

La journée de clôture du forum social mondial décentralisé, le 26 janvier 2008

Les femmes du Kerala contre Coca-Cola

Rien n’arrête les multinationales du lait en poudre…

 

Eco-citoyen :

Vacances et sports d’hiver ecologique

Harry Potter dit non au papier finlandais, pas assez écolo…

Le formulaire de remboursement en ligne pour le bonus écologique

FOCUS : La récupération et l’utilisation des eaux de pluie

Les Bus Cyclistes : ne pédalez pas seul(e)

Greener Gadgets Contest : les résultats !

Remade, le téléphone mobile qui sort de la poubelle

 

Recettes :

Crème aux huiles essentielles de palmarosa, ciste, bois de rose et au ylang ylang

Crêpes à la farine de châtaignes

 

Sites :

Site : pour une pêche durable

Site : Gooduse.org, prets & dons, gratuits & écologiques

Site : veosearch

Site : biodiversité 2012, état d’urgence

Site : Bioreflexe

Tout pour faire les cosmétiques fait maison

 

Livres :

Créez vos cosmétiques bio, de Sylvie Hampikian

Des hommes et des plantes, Maurice Mességué


Livres : Romans en rapport avec la nature ou l’écologie

Le parfum d’Adam, Jean Chirstophe Rufin

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Présentation de l’éditeur
Pologne, printemps 2005. Juliette, jeune française, libère des animaux de laboratoire. Cette action militante va l’entraîner au coeur de l’écologie radicale… Des territoires indiens d’Amérique aux ghettos pour milliardaires du Lac Léman, ce roman explore le monde de l’écologie radicale consitutant selon le FBI la deuxième source de terrorisme mondial.

Biographie de l’auteur
Avant de connaître le succès littéraire avec ses romans (L’Abyssin, Rouge Brésil – prix
Goncourt 2001 -, Globalia…), Jean-Christophe Rufin a été médecin, pionnier de l’action humanitaire  » sans frontières « . Il a été sollicité à plusieurs reprises pour mener des opérations secrètes, notamment dans le cadre de libération d’otages (en Afrique et dans les Balkans). En créant une intrigue au croisement de la médecine et de l’espionnage, il explore deux mondes qu’il connaît de l’intérieur et qui ont de plus en plus de liens entre eux. Mais il utilise son expérience pour en faire une pure fiction, à la force narrative et descriptive peu commune.

Source : Amazon
L’émeraude des Garamantes de Théodore Monod

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Le désert, en près de soixante d’années d’explorations et de reconnaissances, c’est peu dire que Monod s’en est imprégné. Ses sables, ses pierres et ses lumières, son silence et son immensité lui sont intimes : Monod véhicule le désert, à l’image de ses chameaux, dont il a fini par adopter certains caractères, comme le ruminement ! Entrecoupé de poèmes, de réflexions sur la guerre, les animaux, Spinoza et le chevalier de Boufflers, Ramakrisna et la pensée protestante, L’Émeraude des Garamantes, véritable précis de navigation en haute mer saharienne, conte un voyage intérieur. Ascète quasi mystique, Monod sait irriguer son discours aux sources d’une culture exceptionnellement riche. Les digressions, les cris de révolte devant la bêtise des hommes, ou d’émerveillement à découvrir telle petite plante solitaire, telle pierre scintillante sous une nuit étoilée, rythment le récit de celui qui de cet ailleurs mythique aura su faire son jardin.

Source : Amazon


Là-bas si j’y suis. Carnets de route de Daniel Mermet

Mermet nous ballade autour de la planète avec une langue à la fois crue et poétique, à mi-chemin entre l’investigation journalistique et le carnet de voyage intime ; il nous offre ainsi un instantané de la planète en fin de siècle rare, précieux et bouleversant.

Source : Amazon

 

Le Cercle de vie : Initiation chamanique d’une psychothérapeute de Maud Séjournant

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Livre parfait écrit par une « belle âme », avec une touchante sincérité et une grande objectivité! Une lecture idéale pour s’ouvrir aux bonheurs de notre présence sur notre Terre-Mère…Pour tous, y compris les scientifiques, les sceptiques, les croyants! Mais surtout un excellent « premier livre » sur le chamanisme

Source : Amazon
Le serpent cosmique, l’ADN et les origines du savoir de Jeremy

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J. Narby, anthropologue, nous raconte comment les indigènes (et en particulier les chamans d’amazonie) ont acquis et continuent d’acquerir du savoir sur la nature, par la nature elle même.
s’en suit un développement précis, tiré de la litterature et de ces observations (et expériences individuelles)sur les fondements même de ces visions durant des transes chamaniques provoquées par l’ayahuasca, une mixture constitué de poudre ‘une liane amazonienne banisterio caapi et d’une seconde plante (chacruna). Pour finir, il nous présente sa théorie concernant l’intelligence et la motivation de l’ADN…

Source : Amazon

 

Le cercle des loups de Nicholas Evans

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Cet ouvrage est parfait pour les amateurs de « nature sauvage » du fait des nombreuses occurences à l’environnement « cow boy » du Montana. Cependant, l’intrigue est un peu longue à se dénouer car l’auteur s’applique à nous dévoiler en profondeur les vies de tous ses personnages, qu’ils soient au coeur de l’histoire ou non. Les 2 héroïnes sont cela dit, attachants et on suit volontiers le cours de leur histoire.
Pour ceux qui connaissent « Les charmes discrets de la vie conjugale » de Douglas Kennedy, ils trouveront peut-être comme moi, une ressemblance entre les caractères et les déceptions amoureuses d’Hannah Buchan (personnage central de ce reoman) et d’Helen, notre héroïne.

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L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux de Nicholas Evans, Valérie Malfoy

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Source : Amazon

 

Le Coeur des flammes de Nicholas Evans

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Jusqu’où iraient deux hommes éperdus d’amitié l’un pour l’autre ? Ils seraient d’abord prêts à dépasser leurs différences : Ed le jeune artiste et intellectuel ambitieux, optimiste et enjoué, aux blagues incessantes, issu d’une famille richissime, et Connor le discret cow-boy. Il s’est modestement organisé une chambre noire dans un coin du ranch de sa mère, afin d’y développer sa passion pour la photographie. Tous deux partagent un goût forcené du risque puisque, en guise de job d’été, ils sont parachutistes du feu – envoyés en dernier recours lorsque les avions ne peuvent approcher les flammes. Mais partageraient-ils cette autre de leur passion : Julia ?
Un été, Ed présente la superbe jeune femme à son ami, dont le cœur s’enflamme. À chaque page, l’on guette le grand saut qui séparerait à jamais les deux compères. Mais la culpabilité s’en mêle pour Julia lorsque, au cours d’un violent incendie de forêt, Ed perd la vue tandis que l’une des jeunes délinquantes dont s’occupait Julia perd la vie. Dès cet instant, l’existence des trois jeunes gens chavire. Ils apprendront à leurs dépens cette leçon énoncée par l’auteur en clôture du roman :
Dans la vie, les choses importantes n’arrivent jamais par hasard. Pourtant, même quand elles doivent arriver, il faut parfois attendre un long moment et, peut-être, leur donner un petit coup de pouce.

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Les Enfants de la terre, tome 1 : Le Clan de l’ours des Cavernes de Jean Marie Auel (Tomes 1 à 5)

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Le long voyage d’Ayla et de Jondalar s’achève. Jondalar retrouve la Caverne des Zelandonii qui l’a vu naître et qui se réjouit de son retour. L’accueil fait à l’étrangère qui l’accompagne est plus mitigé. Cette femme parle avec un accent curieux, et surtout, elle est accompagnée d’un loup et de deux chevaux sur lesquels elle exerce un pouvoir troublant. De son côté, Ayla est prête à tous les sacrifices pour se faire accepter du peuple de l’homme qu’elle aime.
Jean Auel puise de nouveau dans ses connaissances scientifiques très sûres pour nous décrire ce tournant dans l’histoire de l’humanité : la conquête par l’homme de la pensée abstraite, du langage et de l’art, mais aussi les prémisses de la domestication des animaux.
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L’homme qui plantait des arbres de Jean Giono, Willi Glasauer

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Au cours d’une de ses promenades en Haute-Provence, Jean Giono a un jour rencontré un personnage extraordinaire, un berger solitaire et paisible qui plantait des arbres, des milliers d’arbres. Au fil des ans, le vieil homme a réalisé son rêve: la lande aride et désolée est devenue une terre pleine de vie…
Une histoire simple et généreuse, un portrait émouvant et un hymne à la nature.

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Voyage au pays des arbres de Jean-Marie Gustave Le Clézio, Henri Galeron

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Un petit garçon qui s’ennuie et qui rêve de voyager s’enfonce dans la forêt, à la rencontre des arbres. Il prend le temps de les apprivoiser, surtout le vieux chêne qui a un regard si profond. Il peut même les entendre parler. Et quand les jeunes arbres l’invitent à leur fête, le petit garçon sait qu’il ne sera plus jamais seul.Un voyage magique et poétique au pays des arbres raconté par un grand auteur contemporain. des illustrations féeriques et un texte riche et harmonieux… un régal pour le conteur, et pour le jeune lecteur ! et qui peut devenir aussi une véritable découverte de notre environnement, pour faire prendre conscience de ce monde vivant qui nous entoure… une réflexion de cet auteur passionnant et grand voyageur… dont le monde onirique ne s’éloigne jamais tout à fait de nos réalités !
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Le Petit Prince de Antoine de Saint-Exupéry

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Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J’étais bien plus isolé qu’un naufragé sur un radeau au milieu de l’océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m’a réveillé. Elle disait : S’il vous plaît… dessine-moi un mouton ! Hein ! – Dessine-moi un mouton… J’ai sauté sur mes pieds comme si j’avais été frappé par la foudre. Le chef-d’œuvre universel de poésie, d’humanité et d’émotion…

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Que ma joie demeure de Jean Giono

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Sur le rude plateau provençal de Grémone, quelques hommes peinent tristement sur leurs terres, chacun de leur côté. Ils comprendront le message de joie et d’espérance que leur apporte le sage Bobi, vagabond au coeur généreux, et malgré les difficultés de l’existence, la joie renaîtra sur le plateau. Que ma joie demeure est un hymne à la vie, un chant merveilleux en l’honneur de la nature, des hommes et des animaux.

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Regain de Jean Giono

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Aubignane, petit village près de Manosque, se meurt. Seuls trois fidèles occupent encore ce nid de spectres. Mais l’hiver finit par chasser le vieux forgeron, et la veuve du puisatier disparaît au printemps, avec la promesse qu’elle avait faite à Panturle de lui trouver une femme. Au village, maintenant, ne reste plus que ce chasseur qui devient peu à peu fou de solitude. Une femme viendra, par des chemins presque surnaturels. Et pour elle, Panturle rouvrira la terre jadis féconde, l’ensemencera de blé. Le blé du pain de l’amour, qui annonce au village de nouveaux enfants. Regain ou l’éclatante première manière de Giono : mystique, solaire, animale

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Colline de Jean Giono

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Des idées plein la terre de Lionel Auguste

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Amoureux fous des grands espaces, soucieux de l’avenir de la planète et passionnés par le développement durable, trois jeunes diplômés de l’école de commerce de Lyon décident de concrétiser un rêve commun : faire un tour du monde axé sur l’environnement. Baptisé Ecotour, leur projet les entraîne pour treize mois de voyage en 4 X 4 au contact d’organismes d’Etats, d’ONG, de multinationales, d’associations, de coopératives et de tous ces citoyens du monde qui luttent pour sensibiliser les consciences, préserver l’environnement, gérer les déchets, modifier les modes de production et faire évoluer les pratiques de consommation. A travers le récit d’un voyage fourmillant de visages et d’anecdotes, les auteurs nous font prendre conscience qu’il est possible d’agir à notre niveau, dès maintenant, pour que la Terre que nous léguerons à nos enfants ne soit pas une poubelle. Une partie de leurs droits d’auteurs est reversée à l’association  » Mali Aqua Viva « .

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Gaïa : Carnets secrets de la planète bleue de Alan Simon, Marc Chaubaron & Bernard Werber

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Le musicien Alan Simon va créer l’événement en mars 2003 : une marche de trois jours au Népal suivie d’un concert sur le toit du monde, auxquels participeront de nombreuses personnalités. Une marche pour la vie, un chant pour la terre, un cri de mise en garde contre les dégradations de notre écosystème. Cette manifestation caritative sera accompagnée par la sortie d’un CD réunissant des stars internationales et la publication d’un premier livre signé Alan Simon. L’histoire de Gaïa, petite planète bleue jeune de plus de cinq milliards d’années, qui se raconte, qui nous raconte la féerie de sa naissance, ses voyages dans l’univers et ses rencontres merveilleuses, la planète des hommes papillons, le grand horloger, la galaxie qui ne s’aimait pas… Carnet intime de notre mère nourricière et généreux plaidoyer écologique. Cette entreprise sera prolongée fin 2003 par un nouveau CD et un second ouvrage illustré, témoignages de multiples célébrités et moments forts de cette épopée écologique.

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Les Fourmis de Bernard Werber

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Présentation de l’éditeurLe temps que vous lisiez ces lignes, sept cents millions de fourmis seront nées sur la planète. Sept cents millions d’individus dans une communauté estimée à un milliard de milliards, et qui a ses villes, sa hiérarchie, ses colonies, son langage, sa production industrielle, ses esclaves, ses mercenaires… Ses armes aussi. Terriblement destructrices. Lorsqu’il entre dans la cave de la maison léguée par un vieil oncle entomologiste, Jonathan Wells est loin de se douter qu’il va à leur rencontre. A sa suite, nous allons découvrir le monde fabuleusement riche, monstrueux et fascinant de ces  » infra terrestres « , au fil d’un thriller unique en son genre, où le suspense et l’horreur reposent à chaque page sur les données scientifiques les plus rigoureuses. Voici pour la première fois un roman dont les héros sont des… fourmis !

Description

Pendant les quelques secondes nécessaires pour lire cette seule phrase vont naître sur terre quarante humains mais surtout sept cents millions de fourmis. Depuis plus de cent millions d’années avant nous, elles sont là, réparties en légions, en cités, en empires sur toute la surface du globe. Ils ont créé une civilisation parallèle, bâti de véritables royaumes, inventé les armes les plus sophistiquées, conçu tout un art de la guerre et de la cité que nous sommes loin d’égaler, maîtrisé une technologie stupéfiante. Elles ont leur propre Attila, Christophe Colomb, Jules César, Machiavel ou Léonard de Vinci. Le jour des fourmis approche. Le roman pas comme les autres nous dit pourquoi et nous plonge de manière saisissante dans un univers de crimes, de monstruosités, de guerres tel que nous n’en avons jamais connu. Au-delà de toute imagination. Il nous fait entrer dans le monde des infra¬terrestres. Attention où vous mettrez les pieds. Après avoir lu ce roman fascinant, vous risquez de ne plus regarder la réalité de la même manière

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Le Père de nos pères de Bernard Werber

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L’homme descend du porc ! C’est moins chic que le singe évidemment et les partisans de la théorie classique qui butent toujours sur le problème du chaînon manquant ne sont pas prêts à accepter cette hypothèse. Ils vont d’ailleurs jusqu’à assassiner le professeur Adjémian, père de la théorie porcine pour l’empêcher de divulguer ses travaux. Mais une courageuse journaliste va tenter de résoudre une double énigme : celle du meurtre du professeur et celle de la naissance de l’humanité. Les deux intrigues s’entrecroisent, mêlant les folles poursuites, les rebondissements, les combats contre les singes, les hyènes ou les chefs de rubrique. Bernard Werber tient constamment le lecteur en haleine, non pas en lui promettant la résolution d’une énigme mais en l’obligeant à réfléchir par lui-même. Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Ce qui lui permet au passage de faire un portrait au vitriol du monde contemporain où l’homme n’a plus de prédateurs mais du gibier ou des animaux domestiques qu’il empoisonne allègrement

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Nos Amis les Humains de Bernard Werber

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Les humains sont-ils intelligents ? Sont-ils dangereux ? Sont-ils comestibles ? Sont-ils digestes ?
Peut-on en faire l’élevage ? Peut-on les apprivoiser ?
Peut-on discuter avec eux comme avec des égaux ?
Telles sont les questions que peuvent se poser les extra-terrestres à notre égard. Pour en avoir le cœur net, ils kidnappent deux Terriens, un mâle et une femelle, Raoul et Samantha. Ils les installent, pour les étudier tranquillement, dans une cage à humains. Une  » humainière « . Ils espèrent ainsi assister à une reproduction en captivité. Le problème, c’est que Raoul est un scientifique misanthrope et Samantha une dompteuse de tigres romantique. Pas simple dans ce cas pour nos deux cobayes de se comprendre et, a fortiori, de s’aimer… Avec cet ouvrage, rédigé comme un huis clos philosophique, Bernard Werber nous présente une nouvelle facette de son art. Une fois de plus, il nous propose de prendre un peu de recul, d’avoir une perspective différente pour comprendre l’humanité  » autrement « .

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Nos amis les Terriens : Petit guide de découverte de Bernard Werber

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 » Les Terriens sont-ils comestibles ?  »  » Comment gèrent-ils leurs déchets ?  »  » Sont-ils étanches ?  »  » Pourquoi décorent-ils leurs tanières avec leurs propres visages ?  »  » Nous ont-ils vus ? « … Autant de questions vitales posées par des observateurs extra-terrestres ayant découvert par erreur notre planète. Les réponses sont dans ce petit guide de découverte des terriens à l’usage des voyageurs galactiques. C’est aussi le sujet du premier film de Bernard Werber, produit pour le grand écran par Claude Lelouch sur lequel ce livre est basé. Vous trouverez 250 photos du film, des extraits du scénario original de Bernard Werber et des textes inédits ; un entretien exclusif entre Boris Cyrulnik et Bernard Werber ; des images du tournage.

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Des fleurs pour algernon de Daniel Keyes

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Colère, Denis MARQUET

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La peur, l’angoisse et l’incompréhension gagnent peu à peu la population des États-Unis. Sur la côte atlantique, des centaines de personnes meurent noyées sans qu’aucun phénomène sismique n’ait été relevé, d’autres sont dévorées par des dauphins. À Philadelphie, de nombreux habitants sont retrouvés égorgés par leurs propres animaux domestiques. La population de Clydesburg, en Illinois, est anéantie. Par qui, par quoi ? Le département américain de la Défense réunit une cellule de crise autour de scientifiques réputés, mais personne n’est en mesure d’appréhender ces étranges phénomènes. Une chose est sûre : l’avenir de l’humanité est en grand danger. Seule, l’anthropologue Marie Thomas, en mission dans la forêt amazonienne, a compris que les jours de Colère étaient arrivés : les hommes ne peuvent jouer impunément avec la Terre sans en être punis un jour.
Dans ce premier roman, Denis Marquet déploie des trésors d’imagination et réalise un récit ésotérique et écologique dans la grande tradition du thriller américain. –Claude Mesplède –Ce texte fait référence à l’édition Relié .

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Zodiac de Neal Stephenson, Jean-Pierre Pugi

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Dans la ligné des autres Stephenson. toujours plein d’humour et de technologie. Moins glauque que les univers cyberpunk traditionnels. une histoire de gentils warriors écolos genre Greenpeace contre les multinationales pollueuses. De la bonne SF agréable à lire.
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Professeur cherche élève ayant désir de sauver le monde, Daniel Quinn

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Voici les termes de l’annonce passée par Ishmael, le gorille philosophe capable de communiquer par télépathie. Mais c’est une petite Julie de 12 ans, « assez vieille pour voler des voitures et vendre du crack » qui y répond. Au début perplexe, Ishmael acceptera de la former et découvrira une élève curieuse et attentive, spontanée et impertinente. Il l’amènera à s’intéresser à bien des maux de nos sociétés actuelles : l’abaissement du niveau d’instruction des jeunes, l’accroissement de la délinquance et de la violence, les inégalités sociales, les sectes… Une réflexion sur notre modèle de civilisation et notre notion du progrès. Daniel Quinn, est philosophe de l’écologie, futurologue et poète. Les Editions J’ai lu ont également publié Ishmael, pour lequel l’auteur a reçu en 1990 le prix Ted Turner et qui fait référence dans les universités américaines. Professeur cherche élève ayant désir de sauver le monde en constitue la suite.

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L’écosophie ou la sagesse de la nature de Serge Mongeau

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Le serpent cosmique, Jeremy Narby

Docteur en anthropologie de l’Université de Stanford

Le serpent cosmique,
aux Éditions Georg, Genève, 1995

Ma démarche est partie du hasard, du moins c’est ainsi que je l’ai vécue sur le moment. C’était au début des années quatre-vingts, et en apparence rien ne me prédisposait à passer deux ans en Amazonie péruvienne à étudier l’utilisation des ressources des Indiens Ashaninca. Je suis né dans un faubourg montréalais, puis j’ai été éduqué dans un faubourg suisse.

À l’âge de 21 ans, je commence des études, un doctorat en anthropologie, étant donné mon intérêt pour le tiers-monde et le développement. Au cours de l’été 1983, je fais un stage dans le Centre des droits de l’homme des peuples indigènes à Boston. C’était juste à l’époque où je cherchais un endroit dans le monde pour faire mes deux ans de recherche anthropologique sur le terrain. Le monde est grand, c’est une mappemonde, on a une fléchette… où vais-je ? En tout cas certainement pas dans la forêt tropicale, peut-être au Népal, en Suisse…

Mais je rencontre un anthropologue de ce centre qui me dit : « Tu t’intéresses à la question des droits des peuples indigènes ? Le développement, le territoire de ces peuples, l’injustice ? En Amazonie péruvienne, me dit-il, il y a les Ashanincas de la vallée du Pichis, un grand projet de développement de la Banque mondiale. Personne n’est là-bas, et ce serait bien que quelqu’un aille étudier cela! » J’étais âgé de 23 ans, et l’on me servait sur un plateau ce qu’au fond je n’avais vraiment pas envie de faire… Mais vu que c’est le rite de passage de l’anthropologue, j’y suis allé par défi : « il faut faire ce que tu n’as pas envie de faire ! », me suis-je dit. C’est ainsi donc que je me suis retrouvé au Pérou. Le but de mon étude était de démontrer que ces Indiens savaient utiliser leurs ressources rationnellement –contrairement à ce que disait la Banque mondiale.

En ces temps-là, on confisquait leurs ressources aux Indiens pour les donner à des gens inféodés au marché, qui eux rasaient la forêt, parce qu’ils ne savaient pas l’utiliser. Lorsque je suis arrivé chez ces Indiens, j’avais des couches de préjugés comme un oignon qu’il faut peler. La première nuit où j’ai dormi dans un village au milieu de la forêt avec ces gens, j’ai pensé : « Mais je suis entouré de Peaux-Rouges ! ».

Ce sentiment passe assez rapidement. Les gens sont sympas, on discute, on boit de la bière de manioc, et tout de suite, tout va mieux. Je me promenais en forêt avec eux, je leur posais des questions sur les plantes, et ils commençaient à me dire : « Ah, tu vois, cette plante-là, tu la prends, tu la malaxes et c’est telle teinture, ou celle-là guérit telle piqûre de serpent… » Quelle connaissance encyclopédique ! Je n’avais jamais connu de gens qui connaissent la forêt pareillement. Alors je leur demandais : « Mais comment savez-vous cela ? ». Invariablement, ils répondaient : « Nos chamans prennent de l’ayahuasca (une substance hallucinogène) et dans nos visions, nous voyons des esprits qui nous expliquent tout ». Et qu’apprend-on en anthropologie ? Que ce que les indigènes racontent est de toute façon abracadabrant, qu’il s’agit de l’interpréter, c’est-à-dire que ces Indiens « parlent en métaphores ». D’accord, c’est une métaphore, mais alors qu’est-ce que cela veut dire ?

Les mois passent et un soir, nous sommes de nouveau sur le sujet des plantes et je leur pose la question : « Comment savez-vous tout ça, les gars ? » Un homme me dit : « Frère Jeremy, pour le savoir tu dois boire de l’ayahuasca. Si tu veux, je te montre ». Deux semaines plus tard, il débarque : « tu ne dois pas manger de sel, de gras, de sucre, ni d’alcool… ». Je ne le prenais pas au sérieux et je n’ai pas suivi ses instructions.

Il arrive avec son ayahuasca, je bois une dose que j’ai tout de suite régurgitée. J’étais assis et tout à coup, les cheveux dressés sur la tête, d’énormes serpents fluorescents de quinze mètres de long et d’un mètre de haut, me fendent le front ! Ils m’ont communiqué que le point de vue rationnel de la réalité est une illusion : « Tu n’es qu’un être humain ». Vingt-quatre ans sur la planète Terre, occidental, blanc, « supérieur », avec la connaissance des molécules et de la réalité, comprenant comment les choses fonctionnent… et soudain je me rends compte que cette compréhension de la réalité n’est elle-même qu’une petite illusion. J’ai quitté mon corps et j’ai volé au-dessus de la planète; j’ai vu les nervures d’une feuille et les nervures de la main : c’était la même chose.

Cela allait tellement vite, des images d’une cohérence, d’une beauté, d’une vitesse inimaginables et indescriptibles, une inondation d’informations… C’était comme entrer dans une machine à laver épistémologique pendant trois heures. Comment même en parler ? Prononcer des phrases comme je viens de le faire ? Dans le monde dans lequel nous habitons, cela s’effondre d’absurdité ! « J’ai vu des serpents fluorescents de quinze mètres de long qui m’ont expliqué que je n’étais qu’un être humain, mais sinon ça va ! » (Rires).

Cette expérience m’a montré que ce que les Indiens racontent correspond à quelque chose, mais à quoi ? Mystère. De plus, cela contredit la démarche intellectuelle que je poursuis, à savoir démontrer que ces gens utilisent leurs ressources rationnellement. Si je raconte qu’ils disent que leur savoir tire sa source dans l’hallucinatoire, ça ne va pas.

J’ai donc écarté ces données gênantes.

Et j’ai vécu une année et demie de plus avec eux. Tout ce que j’ai vu, c’était des gens qui ne sont pas des menteurs, qui lorsqu’on leur demande : « Comment fais-tu telle chose ? », au lieu de te dire : « Tu fais comme ça ! », ils te montrent. C’est ce qu’ils avaient fait avec l’Ayahuasca. Leurs explications en apparence abracadabrantes se retrouvaient vérifiées dans la réalité empirique. Par exemple, j’avais mal au dos, et ils m’ont dit : « Nous avons un breuvage, tu le bois à la demi-lune, cela transforme pendant 48 heures ton corps en caoutchouc et ensuite tu n’as plus mal au dos ! ». J’avais essayé de guérir mon mal à l’occidentale, ça n’avait pas marché. J’ai bu une demi-tasse de thé à la demi-lune qui m’a transformé en caoutchouc pendant 48 heures, et je n’ai plus eu mal au dos ! Ce qu’ils disaient était vérifié dans la pratique, mais inexplicable, en tous cas par ma logique.

Je suis resté en Suisse et j’ai écrit ma thèse en affirmant que leur utilisation du milieu était tout à fait rationnelle. Et j’ai pu travailler immédiatement pour une organisation d’entraide, où il était question de soutenir la sauvegarde de la forêt tropicale en démarquant et en titularisant des territoires indigènes. La logique étant que les seuls gens qui savent utiliser ce milieu de façon productive et durable, sans nuire à l’équilibre à long terme du milieu, ce sont les peuples indigènes qui y résident de façon ancestrale. Ils savent utiliser leurs ressources rationnellement, par conséquent soutenir les efforts de démarcation de leur territoire est la façon la plus concrète de sauvegarder la forêt. Comme n’importe quel collecteur de fonds, je donnais des conférences où j’affirmais que ces peuples indigènes utilisent leurs ressources rationnellement. Je ne parlais toujours pas d’hallucinogène.

Je suis allé à Rio de Janeiro en 1992 pour le Sommet de la Terre. D’un coup le savoir indigène était devenu acceptable pour tout le monde, y compris les gouvernements de la planète. Tous les Traités de Rio reconnaissent l’importance du savoir écologique des peuples indigènes, par la biodiversité, la forêt tropicale, le développement durable, etc. À Rio, tout le monde parlait du savoir indigène, mais personne de l’origine hallucinatoire d’une partie de ce savoir.

Après avoir tourné le dos pendant sept ans à cette énigme : « D’où vient ce savoir ? », je me suis dit qu’il y avait là quelque chose, une chose dont on n’arrivait même pas à parler. Or croire que ce que l’on voit en état hallucinatoire est vrai, est la définition même de la psychose. Ergo, aucune information vérifiable ne peut venir de l’hallucinatoire. On fait demi-tour, n’en parlons plus ! Et c’est pour cela que personne n’en parlait, et moi j’ai fait de même, je n’étais pas au-dessus du lot, j’étais le premier coupable. Comme tous les autres j’avais occulté la chose.

Cela me paraissait logique que, pour faire avancer la science, comme Kuhn l’a montré avec les structures des révolutions scientifiques, c’est là où il y a le paradoxe que l’on doit gratter; là où il y a des barbelés que les panneaux indiquent « Interdit d’aller plus loin »; là où tout le monde fait demi-tour, c’est là qu’il faut aller.

Alors, je me suis lancé dans une enquête personnelle. Et c’est au moment où tout s’était mis en place dans ma tête, que mon patron était d’accord pour me payer un salaire pour que j’écrive un livre sur ce sujet, bref que toutes les circonstances étaient réunies, c’est juste à ce moment-là que je ne pouvais plus quitter la Suisse : j’avais deux fils, l’un âgé de deux ans et l’autre de deux mois. Impossible de partir longtemps en Amazonie péruvienne pour faire une recherche sérieuse et participative sur le chamanisme hallucinatoire.

Je me dis : « Étant condamné à l’immobilité et à faire mes recherches uniquement à travers les livres dans les bibliothèques, je vais entreprendre ces recherches mais dans un esprit chamanique ». C’est-à-dire : isolement social, haute dose de livres, jusqu’à atteindre la « vision » tout en restant l’observateur rationnel. Il me semble que le véritable chaman est celui qui entre dans une sphère terrifiante et déboussolante, debout, en observant.

Après avoir tourné autour du pot pendant neuf mois, j’en étais venu à la conviction qu’il y avait de l’information qui provenait de la sphère hallucinatoire. Prenons des exemples, le curare ou la constitution chimique de l’ayahuasca, qui sont des combinaisons de plantes. Dans la forêt amazonienne, il y a 80 000 plantes supérieures… Il y a une chance sur six milliards de combiner des plantes qui sont inactives séparément pour en faire quelque chose d’actif ensemble. Et les Indiens ne prétendent pas que ce sont leurs ancêtres qui auraient expérimenté au hasard les plantes. Ils disent : « Nos ancêtres ont pris des substances hallucinogènes, et dans leur vision, les recettes leur ont été données. »

Cette hypothèse devenait pour moi possible, même si elle contredisait les principes de base de l’épistémologie occidentale. Il y a de l’information qui provient de cette sphère. Est-ce que les hallucinations viennent de l’intérieur, de notre cerveau, comme la science le dit, ou bien l’information vient-elle du monde extérieur, des plantes, comme les chamans le disent ?

Encore une fois, pendant plusieurs mois je travaillais à une énigme réduite à une question : « L’information vient-elle de dedans ou de dehors ? » C’est donc vraiment le réductionnisme au travail, la dichotomie typique de l’occidental entre le dedans et le dehors. Je me promenais dans la forêt, mettant ma tête contre les arbres pour voir s’ils communiquaient…

« Est-ce que ça vient de dedans ou de dehors ? »

Le jour vint où j’eus fini de lire, et je débutai l’écriture de mon livre dont le simple but était de baliser l’énigme. Je me dis alors : « C’est le premier jour du printemps, j’ai passé l’hiver à la lecture, je vais aller me promener ! » Et c’est ce jour-là qu’en me promenant je me rendis compte d’une chose : « Peut-être que l’information vient et du dedans et du dehors, et qu’en fait je me pose mal la question ! » J’ignorais ce que cela signifiait et de toute façon, aucune autre explication donnée jusqu’à présent ne me paraissait valable. Les images que j’avais vues, je ne les avais pas vues auparavant, ni stockées, ni même imaginées dans mes pires cauchemars, et ces images affolantes n’étaient pas issues du dépotoir chaotique de ma mémoire… Vu que les théories proposées par la science elle-même étaient improbables, les idées les plus folles semblaient possibles.

Le lendemain, j’ai lu par hasard et pour le plaisir un livre de Michael Harner. Rares sont les anthropologues qui ont pris de l’ayahuasca et raconté leur expérience, pour des raisons évidentes. Le premier à l’avoir fait, c’était lui. Dans ce livre, qui a d’ailleurs servi à le disqualifier de l’anthropologie officielle, il raconte son expérience sur dix pages. En 1961, chez les Shipibos-Conibos en Amazonie péruvienne, il étudiait depuis une année leur religion sans rien y comprendre. L’un d’entre eux lui dit que s’il voulait comprendre, il devait boire de l’ayahuasca. Il accepta et but un tiers de bouteille, ce qui est une « dose régulière », comme le disent les Ashanincas.

Dans ses visions, il remonta jusqu’au début de la vie sur Terre, il vit des petits grains tomber du ciel, ressemblant à des créatures reptiliennes géantes, puis il vit que ces créatures étaient à l’intérieur de son cerveau. Tout cela était comme un film projeté devant ses yeux, où on lui expliquait que ces créatures avaient créé la magnificence de la création sur la Terre, et se cachaient à l’intérieur de chaque forme de vie. Il vit des centaines de millions d’années d’évolution à une vitesse ahurissante.

À ce passage, il a mis une note : « On pourrait dire que ces créatures reptiliennes étaient comme l’ADN. Sauf qu’à cette époque en 1961, j’ignorais tout de l’ADN ». À ce moment-là, j’ai cessé de lire; c’était ce que je cherchais ! C’est vrai, l’ADN est une source d’information qui est à la fois à l’intérieur du cerveau et à l’extérieur. Se pourrait-il qu’il y ait une connexion entre les serpents et l’ADN ? Les Ashanincas disent toujours : « Si tu veux comprendre le langage de la nature, fais attention aux similarités au niveau de la forme; c’est ainsi que la nature parle ».

La plante guérissant la piqûre de tel serpent a des petits crochets blancs justement comme tel serpent. « Regarde la forme »… Créature reptilienne, ADN, deux serpents enroulés l’un autour de l’autre. À nouveau, les dix jours qui ont suivi l’apparition de cette idée, je me disais que c’était presque une idée de science-fiction, ludique, et pourquoi pas sérieuse. J’ouvris alors une catégorie de recherche « ADN/Serpent ». Dès que je trouvais des choses qui allaient dans ce sens, je les notais.

Jean-Pierre Chaumeil a aussi étudié le chamanisme hallucinatoire en Amazonie péruvienne. Dans son livre, il parle du peuple yagua qui utilise aussi l’ayahuasca. Ce peuple dit que la vie a été créée par des jumeaux, et il y a aussi un serpent cosmique dans la combine. Nonchalamment, je mets dans la marge du livre « Jumeaux = ADN ? » et je continue.

Ma femme s’absente dix jours avec les enfants. C’était une période de solitude. Dix jours à disposition… je venais d’en passer six à classifier mes notes.

Avant de rédiger je voulais vérifier une dernière piste : celle des jumeaux. Dans l’ouvrage de Chaumeil, une note dit qu’on retrouve un peu partout le mythe des jumeaux. Je vais à la bibliothèque étudier la mythologie, qui n’était pas mon fort jusque-là. Et je commence à voir qu’il y avait des jumeaux dans tous les mythes de la création, non seulement en Amérique du Sud, mais sur toute la planète, la planète animiste, chamanique et même dans le mythe de création judéo-chrétien.

Le dernier livre de Levi-Strauss parle de l’histoire de Queltzalcoalt — coalt signifie serpent et jumeau — fils de serpent cosmique. Plusieurs peuples buvant de l’ayahuasca et habitant à des milliers de kilomètres les uns des autres racontent la même histoire. Un anthropologue américain rapporte que c’est la même chose chez les Shipibos-Conibos, les Yaguas, les Desanas d’Amazonie colombienne, et les Aztèques aussi… Mais qu’est-ce que cela signifie ? Je suis allé me promener dans la forêt avec mon magnétophone, et je me suis répété ce que je pensais et ce que cela signifiait. Je me suis trouvé bloqué. « Regarde la forme… » disent les ayahuasqueros.

Le matin à la bibliothèque, je regarde la forme de l’ADN, deux vignes entrelacées, deux serpents enroulés, et surtout une échelle torsadée. Parle-t-on d’échelle du côté du chamanisme ? Le symbole de la profession selon Alfred Métraux : a-t-on besoin des serpents cosmiques chez Mircea Eliade ? Sauf que les serpents ne sont pas uniquement présents chez les Aztèques ou en Amazonie; ils sont en Australie, et ils ont des cristaux de quartz comme ceux dont on parle en Amazonie colombienne !

Voyons s’il y a des serpents dans la mythologie… Je prends le livre de Joseph Campbell… mais existe-t-il un mythe du monde où les serpents soient absents ? Des serpents cosmiques chez les Égyptiens, dans le Pacifique, chez les Esquimaux, qui n’ont d’ailleurs pas de serpents ! Tout cela commençait à devenir fort. Je me disais : « Ce serait quelque chose si personne n’avait vu cette connexion : dans l’état de transe, la conscience serait d’une certaine manière réduite à un état moléculaire où l’on apercevrait l’ADN ».

Le moyen de le vérifier serait de prendre de l’ayahuasca, me disais-je le soir où tout cela s’est passé. Étant donné que je n’en ai pas pour constater si je vois des molécules d’ADN, je vais regarder les peintures de l’ayahuasquero qui peint photographiquement ses visions. Je commençai à feuilleter le magnifique livre de Pablo Amaningo, rempli de doubles hélices, de serpents fluorescents et gigantesques. Par la suite, j’ai appris qu’il y avait aussi toutes sortes de détails, des triples hélices de collagène, des névrites, etc. Dans la réalité humaine, la biologie moléculaire et le chamanisme sont deux pièces de puzzle qui semblent si divergentes et si distantes qu’on ne les perçoit pas ensemble. Mais si on défocalise et si on voit double, regardant ces deux pièces de puzzle en même temps, alors on voit qu’elles s’emboîtent. Et c’est ce que j’ai vu.

Le lendemain, par exemple, j’ai trouvé que Francis Crick, le co-découvreur de l’ADN, avait lui-même suggéré que l’ADN pourrait être d’origine extraterrestre. Et c’est ce que disent les gens qui parlent du serpent cosmique : il est un principe vivant, une essence animée, unique, et animant l’ensemble de la nature — c’est ce qu’ont toujours dit les animistes, qu’il est d’origine extraterrestre.

Pour finir, j’ai vu une représentation qu’ont faite les Aborigènes d’Australie du serpent cosmique entouré de ce qui ressemble comme deux gouttes d’eau à des chromosomes en forme de U, caractéristique à un stade spécifique du dédoublement cellulaire. Et c’est à ce moment-là qu’un épisode schizophrène s’est carrément déclenché. Pendant, six semaines, c’était : « Ha, ba, haba, beuh… » Un discours incompréhensible pour la plupart; pendant des heures et des heures, un monologue. Autour de moi, les Suisses raisonnables et remplis de doute empirique ont réussi, excepté à me calmer, à me faire comprendre que même si c’était la vérité avec un grand « V », comme je le pensais, c’était pour l’instant incompréhensible pour les autres.

Une fois que j’avais vu cette connexion, il ne restait plus qu’à coudre les deux morceaux ensemble. Il suffisait de comprendre ce que les chamans avaient dit; de les prendre au mot, et de traduire cela en biologie moléculaire. Et cela se rejoignait, et c’était tellement exact ! Par exemple, les chamans amazoniens disent : « Les esprits aiment le tabac ». Drôle de notion pour des esprits; on n’a jamais entendu parler de fantômes fumant des cigarettes… Ils aiment le tabac parce que cela leur donne de l’énergie. Les esprits ont une faim quasi insatiable de tabac, et toutes sortes de peuples le disent, mais rares sont les anthropologues qui l’ont rapporté, parce que c’était trop bizarre.

Quand on regarde cela au niveau neurologique, lorsque la molécule de nicotine s’insère dans le récepteur nicotinique, elle ouvre un canal, celui-ci laisse passer les ions positivement chargés de sodium et de calcium, qui eux déclenchent une cascade encore mal comprise, entre le récepteur et le noyau de la cellule. Mais il y a une chose que l’on peut mesurer : c’est la stimulation de l’ADN, qui se met à coder pour la construction d’autres récepteurs nicotiniques, et plus on donne de nicotine à l’ADN d’un neurone, plus celui-ci en redemande.

Alors la connexion, c’est tout simplement de dire la même chose, mais différemment. Autre exemple, les chamans disent : « Ces visions que nous voyons, c’est de la lumière, et elles parlent un langage formé d’images tridimensionnelles sonores, et la manière de communiquer avec ces hallucinations, c’est par le son ».

Un chaman auquel j’avais demandé comment sont les esprits, m’avait répondu :

– Ils sont comme des ondes radio.
– Comment ça des ondes radio ?, avais-je ajouté.
– Oui l’ayahuasca, c’est comme la radio, cela permet d’allumer la radio et ces ondes radio que l’on capte tournent autour de nous. »

J’ai demandé à un ami journaliste scientifique si l’ADN émettait des sons, et il m’a répondu que l’ADN émettait des ondes analogues aux ondes radio, sous formes de photons. Dans la plupart des livres de biologie moléculaire, on ne parle pas de cette émission de photons. En fait, il y a des universitaires allemands qui mesurent ce phénomène dans leurs laboratoires depuis une quinzaine d’années. Et que disent-ils sur ces photons ? Que c’est exactement la longueur d’onde de la lumière visible, que c’est comme un laser ultra-faible. L’intensité de cette lumière est équivalente à celle qu’on recevrait d’une bougie à une dizaine de kilomètres, mais sa cohérence, c’est-à-dire la régularité avec laquelle les photons sont relâchés, est celle d’un laser.

Je savais que là, il y avait anguille sous roche. J’ai demandé à nouveau à cet ami ce qu’était concrètement un laser. Il m’a répondu : « C’est une lumière tridimensionnelle et fluorescente ». Or, c’est exactement ce que voient tous ceux qui prennent de l’ayahuasca. Ils parlent de couleurs multipliées par dix, et tridimensionnelles. Cela ne prouve pas grand chose, mais en tous cas, cela m’a fourni une piste sur laquelle je n’ai pas hésité à élaborer une hypothèse.

De toute façon, tout ce qui touche à la conscience est une hypothèse. La science ne comprend pas comment fonctionne notre conscience, ni même notre système visuel. Si on me dit, lorsque je parle d’hallucinations : « Le mécanisme neurologique sur lequel vous fondez votre hypothèse est lui-même hypothétique », je réponds que cela prouve que je suis honnête.

Bref, si l’hypothèse est exacte, ces Indiens disposent dans leur chamanisme d’une source de savoir biomoléculaire insoupçonné, et l’ADN n’est pas un acide désoxyribonucléique inerte; ce n’est pas un simple produit chimique, c’est animé ! Le principe qui nous anime est lui-même animé, et il y a là une conscience qui se cache en dedans. Justement, les Ashanincas appellent ces êtres Maninkari « ceux qui se cachent ». On peut dire non seulement que l’ADN est vivant, mais que nous pouvons communiquer avec lui. Pour tous ceux qui aimeraient savoir à quoi servent les 97 % d’ADN que l’on appelle camelote (dont la science actuelle ignore l’utilité), voilà une bonne question à poser… à l’ADN, par exemple. Le nombre de questions en rapport direct avec la biologie moléculaire et qui restent à éclaircir est énorme. Cela fait seulement quarante ans que la science regarde ce principe vital qui nous anime.

Et cela fait des milliers d’années que ces peuples connaissent cela. Il y aurait donc peut-être quelque chose à apprendre. Parce que c’est ainsi qu’il faut parler aux Occidentaux. Lorsque l’on dit : « Il faut sauver la forêt tropicale pour le droit des peuples indigènes », tout le monde dit : « Tu rêves mon vieux, on n’arrête pas le progrès ! » Mais si tu leur dis : « C’est pour nous-mêmes qu’il faut sauver la foret, parce que c’est le poumon de la planète ! », on te répond : « Ah oui ? À qui envoie-t-on l’argent ? »

Il y a des choses à prendre en se taisant, en les écoutant, en dialoguant avec les Indiens. On me dit : « Votre hypothèse est invérifiable pour l’instant ». Mais non, il y a un test tout à fait empirique consistant à engager un véritable dialogue dans des conditions acceptables pour tous, entre des biologistes moléculaires pointus et ouverts d’esprit, et des Ayahuasqueros, et à voir s’il n’en sort pas de l’information vérifiable, qui ne serait pas connue actuellement…

Jeremy Narby

Source : http://www.humains-associes.org/No8/HA.No8.Narby.html

 



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