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L’île de Pâques, Mon manifeste pour la Terre, Mickael Gorbatchev

« Durant deux siècles, historiens et archéologues ont tenté de déchiffrer l’ancienne écriture de l’île de Pâques, d’élucider le mystère entourant la disparition de l’antique civilisation originale qui au, Vème siècle de notre ère, érigea de surprenantes statues d’une taille monumentale, les fameux moai. Dans son livre, Viol de la Terre, l’anthropologue Clive Ponting donne la clef de l’énigme. L’anéantissement des quelque sept mille habitants que comptait cette petite île isolée du reste du monde a été  causé par la destruction de leur environnement, et, en particulier, par la déforestation qu’ils avaient eux-mêmes pratiquée. La rupture de l’équilibre de leur écosystème a alors entraîné la mort de leur civilisation. Et Clive Ponting de conclure : « Le destin de l’île de Pâques est un symbole pour toute la population de la planète »

L’humanité contemporaine sait que le tourisme spatial reste aujourd’hui le privilège des milliardaires et que nous n’avons pas d’autres maisons que la Terre. Elle est bien consciente du caractère fini de cette Terre, de ses ressources, de sa biosphère. »

Bienveillance du banquier

Martin devine leurs états d’âme, mais fait bon visage. L’impulsif François présente le cas :

- Commet pouvons-nous vous apporter 1080$ quand il n’y a que 1000$ dans toute l’île ?

- C’est l’intérêt, mes bons amis. Est-ce que votre production n’a pas augmenté ?

- Oui, mais l’argent, lui n’a pas augmenté. Or, c’est justement de l’argent que vous réclamez, et non pas des produits. Vous seul    pouvez faire de l’argent. Or vous ne faites que 1000$ et vous demandez 1080$. C’est impossible !

- Attendez mes amis. Les banquiers s’adaptent toujours aux conditions, pour le plus grand bien du public… Je ne vais vous demander que l’intérêt. Rien que 80$. Vous continuerez de garder le capital.

- Vous nous remettez notre dette ?

- Non pas. Je le regrette, mais un banquier ne remet jamais une dette.

Vous me devrez encore tout l’argent prêté. Mais vous ne remettrez chaque année que l’intérêt, je ne vous presserai pas pour le remboursement du capital. Si quelques-uns parmi vous peuvent devenir incapables de payer leur intérêt, parce que l’argent va de l’un à l’autre, alors organisez-vous en nation, et convenez d’un système d’imposition. Vous taxerez davantage veux qui auront plus d’argent, les autres moins. Pourvu que vous m’apportiez collectivement le total de l’intérêt, je serai satisfait et votre nation se portera bien.

Nos hommes se retirent, mi-calmés, mi-pensifs

Un dîner calamiteux, Nicolas HULOT, Le Syndrome de TITANIC

« J’ai gardé en mémoire un autre dîner, celui-là au secrétariat à la Condition féminine. J’avais accepté de bon cœur l’invitation. Le résultat a été calamiteux. J’arrive, aimable, bien disposé, et les participants m’accueillent avec politesse et intérêt. Je commence à parler d’écologie et de développement durable, et déjà une première anicroche me met en boule. Quelqu’un me lance :

-         « Vous qui voulez supprimer les autoroutes, expliquez-nous comment vous -allez vous y prendre. »

Bien sûr, je n’ai jamais proposé de supprimer les autoroutes, mais seulement de nous interroger sur le bien fondé et le coût de tel ou tel programme qui prévoit de traverser un paysage semi désertique pour relier deux chefs-lieux de canon.

Je mets vaguement les choses au point et les rieurs de mon côté avant de poursuivre par l’importance de la chartre pour l’environnement. Nouvelle intervention dans la salle :

-         « Votre machin… » commence quelqu’un.

Je rectifie le mot :

-         « Le machin dont vous cherchez le mot, c’est peut-être la chartre ? »

La coupe est pleine. Quand on me cherche, je peux être provocateur et incorrect. Je propose à la personne d’aller consulter rapidement pour surdité. Et je ponctue mon intervention par une phrase du genre :

-         « Lorsque vous verrez le regard de vos enfants vous juger, vous comprendrez où est la vérité. »

Une organisatrice bafouille de vagues excuses :

-         « Vous vous méprenez, nous n’avons pas plus d’hostilité à votre égard qu’envers les idées que vous défendez, mais enfin, le respect des interlocuteurs commande que toute opinion puisse s’exprimer », etc.

Ce genre de laïus ne m’intéresse pas. Je quitte la salle, écoeuré d’un tel public et déçu aussi par mes propres réactions. Il est rare que je perde face à un public, mais quand je perds, je m’en veux.

J’ai donc appris à mon corps défendant qu’il y a des joutes auxquelles il est inutile de participer. On ne peut pas convaincre d’idées profondes des gens superficiels.

Pas plus qu’on ne peut inquiéter ceux qui campent sur leurs certitudes.

Mais quelques expériences malheureuses ne modifient pas mon point de vue. J’ai la volonté de croire que, si l’ensemble de la société acceptait de participer à un mouvement d’écologie raisonnée, les résultats étonneraient plus d’un sceptique. Nous entrerions alors dans un monde où sous l’éclairage des scientifiques, les politiques oseraient prendre des décisions orientées vers l’avenir, où les industriels s’adapteraient, et où les citoyens participeraient. Est-ce utopique ? Je ne le crois pas……

Je le répète, la prise de conscience ne suffit plus. Sa traduction en actes devient une urgence vitale. Individuellement et collectivement, il faut cesser de voir tout changement une récession.

 

Le jardin planétaire Gilles clément

« Les limites de la vie sur Terre, la biosphère, tel est l’enclos du jardin.

L’homme omniprésent, responsable du vivant,

Tel est le jardinier.

L’épaisseur du vivant, la Terre, l’air, l’eau,

Tel est le territoire.

Au coeur du jardin, les puissances insoumises

De la vie et ses inventions,

Le rêve de l’homme et ses utopies,

L’un et l’autre dessinant au jour le jour l’imprédictible

Trajectoire de l’évolution »

 

(…)  Comment parvenir à conserver la source de toutes les énergies alors qu’on ne cesse d’y puiser ?

Peut-on prélever sans appauvrir, consommer sans dégrader, produire sans épuiser, vivre sans détruire ?

Dans sa pratique le jardin répond à ces questions en observant, justement, une stratégie de précaution. Au moment de la récolte, le jardinier ne prélèvera pas et ne consommera pas la totalité du produit en culture ; il prendra soin d’en réserver une part destinée à produire des semences viables pour d’autres cultures à venir. Il ne laissera jamais le sol s’épuiser, l’érosion détruire son terrain, l’eau devenir poison.

Existe-t-il, à l’échelle planétaire, des actions comparables à celles qu’engage le jardinier dans son jardin ? Peut-on déplacer le vocabulaire du jardin, ordinairement associé aux espaces réduits et clos, vers un espace apparemment immense et ouvert ?

Si la planète fonctionne comme un tout vivant et compté, limité par les confins de la biosphère, alors on se trouve bien dans les conditions du jardin : un enclos autonome et fragile où chaque paramètre interfère sur l’ensemble et l’ensemble sur chacun des êtres en présence. Il reste à trouver les jardiniers (…)

(…) Selon l’analyse d’Albert Jacquard, l’humanité, pour la première fois de son existence, est à même de décider de son avenir : vivre ou périr, assurer l’avenir ou se suicider. Curieusement la décision échappe à la plupart des politiques, trop occupés à satisfaire démagogiquement leur électorat : elle échappe également aux lobbies planétaires exclusivement attentifs à soumettre le monde à leurs monopoles et à en tirer le plus grand profit, les uns comme les autres agissant à court terme, peu soucieux des conséquences de leurs actes. La plus puissante des nations annonce cyniquement, au mépris de l’humanité entière, qu’elle dispose des moyens d’acheter, partout où elle voudra, le droit de polluer. Le droit de tuer.

La décision revient au citoyen. Être otage ou acteur, il n’a guère le choix.

 

L’homme raisonnable et destructeur de la vie Nicolas HULOT, Le Syndrome de TITANIC

« Voir des êtres prétendument raisonnables piétiner la nature, massacrer en quelques secondes l’opiniâtreté de la vie, les stratégies qu’elle a su développer, la force de son instinct….comme disait si joliment Lanza del Vasto : «D’accord, il t’a fallu un dixième de seconde pour écraser cette araignée ; maintenant, refais-là. »

 

La pervenche de Madagascar Soigner l’homme, soigner la Terre, Yves Paccalet et Dr Michel Chast

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Le médecin

La pervenche de Madagascar est un trésor biochimique. Elle recèle non pas un, non pas dix, mais près d’une centaine d’alcaloïdes. Les expérimentations confirment qu’elle a des vertus anxiolytiques (contre l’angoisse et le stress), antidiabétiques et hypotensives.

C’est un calmant, un antispasmodique, un fébrifuge. On y trouve de la raubasine, efficace contre les accidents vasculaires et la sénescence cérébrale.

 

L’écologiste

Toute une pharmacie dans quelques grammes de matière végétale, avec une corolle rose… Une sorte de preuve par les pétales que l’homme et la nature ne font q’un. Que notre corps est pétri des mêmes molécules que celles de la fleur ou de l’insecte. Que nous obéissons aux mêmes lois physiques et chimiques, et qu’il existe, dans les végétaux, de quoi soigner nos misères !

De puissants anticancéreux

 

Le médecin

Le plus étonnant, avec la délicate pervenche de Madagascar, est advenu dans les années 1980. On en a extrait deux nouvelles molécules : la vincristine et la vinblastine. Ces substances sont des antimitotiques.

Elles bloquent la division des cellules. Elles agissent contre les divisions cellulaires anarchiques, c’est-à-dire les tumeurs malignes.

La vincristine a magnifiquement amélioré le pronostic des leucémies. La vinblastine a bouleversé celui de la maladie de Hodgkin, le lymphome, ou cancer des ganglions lymphatiques.

Lorsque j’étais étudiant en médecine, les mots « leucémie » et « maladie » de Hodgkin » étaient synonymes de « mort annoncée ». De nos jours, grâce notamment à la pervenche de Madagascar, nous sommes capables de soigner la plupart des leucémies (surtout chez l’enfant) et des maladies de Hodgkin.

 

L’écologiste

Depuis des millénaires et sous toutes les latitudes, les plantes (et nombre d’animaux) font partie des pharmacopées populaires. Des sorciers, des hommes – médecine,  des chamans, des guérisseurs utilisent des racines, des feuilles, des fleurs, des fruits, des graines pour soigner ceux qui souffrent. Avec une mise en scène, des invocations aux esprits, des prières aux dieux, mais aussi un réel savoir empirique. Les résultats ne sont pas imaginaires.

L’homme est une partie de la nature ; rien d’étonnant si la nature le soigne… Le cas de la pervenche de Madagascar est exemplaire. On en connaît bien d’autres.

Est-ce si étonnant ? Notre organisme a été pétri, sculpté, affiné par l’évolution pour vivre le mieux possible dans son environnement : normal qu’il y cherche et y trouve une harmonie ; et que celle-ci se traduise de façon biochimique, dans nos cellules, nos organes ou nos humeurs.

 

Le médecin

Nous connaissons à peine, ou nous ignorons la plupart de ces trésors naturels. Nous les soupçonnons dans les forêts, sur les montagnes ou sous la mer. Nous pouvons fonder sur eux de grands espoirs.

 

L’écologiste

…Mais nombre d’espèces végétales et animales qui alimenteraient notre pharmacopée du futur n’ont même pas été décrites. Nous ravageons la planète avec tant de brutalité qu’elles ne le seront jamais.

La légende du colibri

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L’humanité est-elle encore en mesure d’orienter son destin vers l’indispensable humanisation, à savoir construire le monde avec ce qu’elle a de meilleur pour éviter le désastre du pire ? Cette question se pose à la conscience de chacun d’entre nous. En dehors des grandes décisions politiques que les états doivent prendre et pour lesquelles nous devons militer, il nous appartient à titre individuel de faire tout ce que nous pouvons dans notre sphère privée et intime, comme nous l’enseigne la légende amérindienne du colibri, appelé parfois l’ « oiseau mouche », ami des fleurs…

« Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit « Colibri ! Tu n’es pas fou ! Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ?! » Le colibri lui répondit alors : « Je le sais, mais je fais ma part ».

Telle est notre responsabilité à l’égard du monde car nous ne sommes pas totalement impuissants si nous le voulons bien.
Source : http://www.mouvement-th.org/index.php/cms/155/La-legende-du-colibri?selectedMenu=50

Méditation naturel, Conteur d’étoiles, Hubert REEVES

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« Je trouve que cette présence des arbres et des oiseaux c’est une présence qui est très intense mais qui ne te sort pas de toi-même, quand tu rencontres quelqu’un, immédiatement tu te mets dans une position de contact de rencontrer quelqu’un, ça te sort de toi-même.

Un arbre, non.

Tu le regardes, il est la.

Tu sens, il est présent.

Les sous-bois, tout ça. On se sent entouré de présences, mais dans lesquelles tu peux continuer ta réflexion ou ta non-réflexion ou te sentir bien tout simplement, mais sans être dérangé.

Et autant j’aime avoir des amis, rencontrer des gens, parler, tout ça, autant je trouve ça, en un certains sens, fatiguant.

Parce – qu’on est obligé de se mettre en représentation, on est obligé de se mettre en contact, de parler, de réfléchir, d’essayer de trouver des réponses à ce qui est demandé. C’est une occupation que j’aime beaucoup mais par moments j’ai envie….c’est un peu comme on a envie d’aller dormir. Moi j’ai envie, à un moment donné, de ne pas être obligé d’entrer en réaction, de réagir à ce quelqu’un dit, simplement de me trouver dans un endroit comme ça que je trouve beau.

Par exemple, ces lumières du soleil sur les tapis de pervenche, en particulier, ça m’enchante.

Je peux regarder ça des heures de  temps.

Je peux regarder tout d’un coup une fleur avec de très belles couleurs mais je ne peux le faire bien, je ne peux l’apprécier vraiment bien que lorsque je suis seul. »

«………Je crois pas que ce soit le pur hasard, je crois que le hasard tout seul, ne peut pas faire Mozart ou Beethoven. Tu vois ? C’est quand je suis au concert, quand je suis pris dans une musique magnifique, j’ai ce qu’on appelle une intime conviction, mais c’est pas….je peux pas prouver. Une intime conviction, c’est précisément ce qu’on sent, ce qu’on peut pas prouver, mais on en a. C’est peut-être des préjugés, on sait pas. Mais mon intime conviction c’est qu’il y a quelque chose ça n’est pas le fruit du hasard.

Mais si on me demande quoi je dis : je n’en sais rien

Amour de la vie, Nicolas Hulot, le syndrome de Titanic

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Pour moi respect des autres et amour de la vie vont de pair. Les animaux ne sont ni des cibles, ni des objets, mais des êtres emplis de beauté par leurs formes, leurs couleurs, leurs gestes, leur instinct, leurs comportements. Un lion qui chasse un buffle, c’est beau, parce que le lion est un prédateur magnifique et qu’ordre naturel et beauté animale ne prennent sens que l’un par l’autre.

Est-ce que je réalisais pleinement à l’époque ce qui m’arrivait ? Pas sûr. Je ne me représentais pas que dormir à la belle étoile au bord d’un fleuve, c’est se retrouver au cœur d’une nature indomptable. Le fleuve : à la fois mère nourricière et lieu de passage. Ce qui fit dans la brousse se nourrit dans le fleuve, ce qui vit dans le fleuve en sort. Sur ses berges s’effectue un va-et-vient permanent qui échappe aux regards superficiels. Mais que l’œil apprenne à voir, et c’est là qu’il déchiffrera le mieux les mystères de la nature, les marques, les repères, les pistes……….

Nager dans une eau cristalline entouré de quatre baleines à bosse dont le chant magnifique vous envahit, voilà, prise au hasard parmi des centaines d’autres, une expérience qui porte un homme, un authentique langage d’espoir. Je connais ma chance : les nuages, les masses d’air, les oiseaux, je les sens, ils me font vivre des plaisirs inépuisables ? La nature est pour moi une réserve d’innocence et d’émotion sans fin, la matrice originelle, la source inépuisable où je retourne puiser des forces. D’où ma passion pour elle, ma compassion aussi pour ses malheurs. Une anecdote m’émeut particulièrement : lorsqu’on a enregistré des messages à destination des modes lointains, éventuellement habités, on a inclus parmi les messages des chats de baleine à bosse. »

Que les arbres nous protègent, Francis Hallé

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L’arbre est un poème, une vieille personne, un enfant, un des plus beaux symboles du vivant. Les hommes l’idolâtrent, le pillent, le taillent ou le font brûler.

En bande, les arbres font la forêt, celle dans laquelle les âmes enfantines et les rêves se promènent. Celle du petit poucet perdu, celle du petit chaperon rouge qu’il faut traverser ou celle de Blanche Neige.

Mais la forêt n’est pas seulement ce désir et cette peur d’enfant. C’est aussi la force, l’énergie, le lieu des anciens cultes. Devant un arbre, immense, notre mémoire se réveille. Les chasseurs cueilleurs vivaient de ses produits, et en touchant un arbre, en s’adossant à lui, on se sent relié. A nos ancêtres, mais aussi à la terre et au ciel.

Aujourd’hui, « il faut sauver les forêts tropicales » crie Francis Hallé du haut de son « Radeau des cimes ».

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