Le jardin planétaire Gilles clément

« Les limites de la vie sur Terre, la biosphère, tel est l’enclos du jardin.

L’homme omniprésent, responsable du vivant,

Tel est le jardinier.

L’épaisseur du vivant, la Terre, l’air, l’eau,

Tel est le territoire.

Au coeur du jardin, les puissances insoumises

De la vie et ses inventions,

Le rêve de l’homme et ses utopies,

L’un et l’autre dessinant au jour le jour l’imprédictible

Trajectoire de l’évolution »

 

(…)  Comment parvenir à conserver la source de toutes les énergies alors qu’on ne cesse d’y puiser ?

Peut-on prélever sans appauvrir, consommer sans dégrader, produire sans épuiser, vivre sans détruire ?

Dans sa pratique le jardin répond à ces questions en observant, justement, une stratégie de précaution. Au moment de la récolte, le jardinier ne prélèvera pas et ne consommera pas la totalité du produit en culture ; il prendra soin d’en réserver une part destinée à produire des semences viables pour d’autres cultures à venir. Il ne laissera jamais le sol s’épuiser, l’érosion détruire son terrain, l’eau devenir poison.

Existe-t-il, à l’échelle planétaire, des actions comparables à celles qu’engage le jardinier dans son jardin ? Peut-on déplacer le vocabulaire du jardin, ordinairement associé aux espaces réduits et clos, vers un espace apparemment immense et ouvert ?

Si la planète fonctionne comme un tout vivant et compté, limité par les confins de la biosphère, alors on se trouve bien dans les conditions du jardin : un enclos autonome et fragile où chaque paramètre interfère sur l’ensemble et l’ensemble sur chacun des êtres en présence. Il reste à trouver les jardiniers (…)

(…) Selon l’analyse d’Albert Jacquard, l’humanité, pour la première fois de son existence, est à même de décider de son avenir : vivre ou périr, assurer l’avenir ou se suicider. Curieusement la décision échappe à la plupart des politiques, trop occupés à satisfaire démagogiquement leur électorat : elle échappe également aux lobbies planétaires exclusivement attentifs à soumettre le monde à leurs monopoles et à en tirer le plus grand profit, les uns comme les autres agissant à court terme, peu soucieux des conséquences de leurs actes. La plus puissante des nations annonce cyniquement, au mépris de l’humanité entière, qu’elle dispose des moyens d’acheter, partout où elle voudra, le droit de polluer. Le droit de tuer.

La décision revient au citoyen. Être otage ou acteur, il n’a guère le choix.

 

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